Les Escapades Autour du Monde de David et Michou

Le comment en 2011

Les transports :

L’idée d’acheter des billets tour du monde a vite été balayée. Evidemment le prix est attractif mais les contraintes énormes : obligation de boucler le tour en 12 mois pilepoil, obligation de choisir une alliance avec certaines destinations pas forcément desservies, obligation d’établir un planning prévisionnel avec parfois des surcoûts importants en cas de changement, décollage et atterrissage de grands hubs. . . Bref, rien qui puisse nous convenir. Alors ce sera l’achat des billets au fur et à mesure. En Asie, avec Air Asia, il ne devrait pas y avoir de problème mais, pour ce qui est de la traversée du Pacifique, nous n’avons toujours pas trouvé de solution d’autant qu’au programme nous avons prévu de nous arrêter au Vanuatu, aux îles Fidji, Cook et en Polynésie. . . Et, apparemment il n’y a pas de liaisons inter-îles. Pour l’instant, le seul billet que l’on ait c’est notre « Bruxelles-St Petersburg ».

Nous avons décidé de privilégier le train au départ et ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple à organiser : prise de tête assurée. Il faut savoir qu’en Russie, il n’est pas possible d’acheter ses billets plus de 45 jours avant le départ et pour la Chine, c’est encore plus débile, on ne peut acheter ses billets que de la gare de départ !!! Evidemment, si l’on veut faire un Beijing-Lhassa direct pas de problème pour acheter le billet à Beijing mais, si l’on veut faire des haltes, il faudra acheter les billets à chaque gare pour la destination suivante. Pour le transsibérien et le transmongolien, il y a la possibilité d’acheter ses billets sur internet via des agences (Russian trains – Real Russia – Way to Russia). Leurs tarifs sont plus ou moins équivalents avec une majoration bien évidemment sur les tarifs en vigueur (environ 30% voire plus) et pas toujours la possibilité de voyager en 3ème classe, ce qui, parait-il, est le must pour les rencontres. Il y a, bien sûr, la possibilité de réserver en direct mais là, çà se corse !!! A moins de maîtriser parfaitement l’alphabet cyrillique et de comprendre le russe, c’est mission impossible. Vous pouvez soit acheter vos billets en gare ou aller faire un tour sur la SNCF russe, vous m’en direz des nouvelles. Là, pour les horaires, c’est possible de trouver the timetable in english dans le texte mais quand il s’agit de réserver, c’est tout en russe. Pour couronner le tout, même si vous réussissez à décrypter un tant soit peu tout çà, avec, par exemple, la fonction traduction de Google, les horaires qui sont donnés le sont en référence à l’heure de Moscow. Après, vous n’avez plus qu’à calculer le nombre de fuseaux horaires parcourus pour arriver à l’heure exacte de départ ou d’arrivée de l’endroit en question. Tout pour emm . . . le monde, non ? En bref, je crois qu’on va opter pour la solution de facilité, les 30% en plus étant le prix de la tranquillité !!!! Après la Chine, je pense que l’on retrouvera des conditions normales d’achat pour nos transports.

Dans notre première partie de voyage, nous privilégierons les transports locaux, bus ou trains. Pour l’inde, on verra ce qui est le plus pratique et le moins coûteux. Ce qui est sûr, c’est que pour rentrer au Myanmar il faudra reprendre un vol car pas moyen d’y entrer par une autre voie. Pour l’Asie du Sud-Est, ce sera Air Asia avec certainement des passages obligés par Kuala Lumpur ou Bangkok et pour le reste, rien n’est encore réellement défini.

Les visas :

Là aussi, ce sera au fur et à mesure. La délivrance du visa russe c’est comme pour les billets de train, avant l’heure, c’est pas l’heure, après l’heure, c’est plus l’heure !!! A çà, on rajoute pour certains pays, l’obligation d’avoir une invitation voire un programme détaillé ou d’être dans un groupe de bons toutous touristes comme au Tibet, une attestation d’assurances, des justificatifs de ressources et pourquoi pas, pendant qu’on y est, une analyse d’urines, un toucher rectal et un test de QI ??? Franchement, il y a de l’abus dans certains coins. Je vous ai fait un tableau récapitulatif qui vaut ce qu’il vaut. En gros, le coût des visas représente un budget à part entière, qui plombe quand même pas mal, c’est comme les vaccins !!!

Le budget :

C’est la question primordiale car comment vivre sans travailler et sans rentrée d’argent ? A bien y réfléchir, durant cette escapade autour du monde, nous devrions bien moins dépenser qu’en restant à la maison. Un tour du monde coûte cher mais rester chez soi n’est pas forcément bon marché quand on fait le compte des charges fixes telles que l’eau, l’électricité, le gaz, les assurances, les frais d’entretien des véhicules, le coût de l’essence. . . à çà on ajoute la semaine au ski, le budget fringues et tous les trucs inutiles qu’on achète, on ne sait pas pourquoi. . . c’est une véritable ruine. Pour le budget, nous l’estimons à environ 15000€ par an et par personne. Nous aurons la chance de pouvoir compter sur des rentrées d’argent substantielles avec la location de notre maison et d’une autre, dont nous avons héritée, le reste sera pris sur nos économies. La première partie de notre voyage risque de ne pas être trop onéreuse avec l’Asie mais, il faudra limiter les frais par la suite, notamment sur la partie Océanie, c’est pourquoi, nous emmenons une tente. Nous testerons également le « couchsurfing » au besoin.

Les équipements :

Comme des enfants à la veille de Noël, nous avions envie d’acheter un tas de trucs d’autant que ce que l’on avait en stock n’était pas franchement adapté à l’aventure. Très vite, nous nous sommes rendus à l’évidence : le poids des bagages était un élément fondamental surtout en voyageant avec des compagnies low-cost et il fallait alléger. Le mot d’ordre a donc été pratique, léger et, si possible, pas trop ruineux. Nous avons opté pour des sacs à dos à roulettes. Je sais, sur ce coût-là, en termes de légèreté, on fait mieux. Mais, pour avoir trimballé des sacs à dos, durant certains de nos voyages précédents, nous n’avions plus envie : trop lourds, pas pratiques pour le rangement, inconfortables. . . Nous avons donc opté pour des sacs Caribee Fast Track 75 et 85 litres (respectivement 4kg et 4,4 kg) avec le day-pack intégré.

Pour la tente, nous acheté une Coleman 3 places, ultralégère car David, avec son mètre 93 et ses grandes quilles, aurait eu du mal à rentrer dans une 2 places sauf à ce que je dorme dehors !! L’erreur fatale a été l’achat de tapis de sol Z-Lite du moins pour ma part, car impossible à rentrer dans mon sac. Alors, je l’ai coupé et recoupé mais finalement, il ne rentre toujours pas !!!

Pour le reste de ce que nous envisageons d’emmener, vous trouverez la liste ci-dessous (susceptible de modifications pour le peu que j’achète encore des trucs qui ne rentre pas dans mon sac)

 

Le côté administratif :

Côté boulot : Nous avons négocié notre départ avec nos employeurs respectifs. La perspective d’une mise en disponibilité, qui légalement est limitée à 11 mois, n’était pas envisageable compte-tenu de la durée de notre voyage.

Côté banque : Les frais bancaires occasionnés lors de retraits à l’étranger sont loin d’être négligeables et peuvent grever un budget. Ainsi, pour un retrait, les frais coûtent de 3 à 5 € fixes (selon la banque) auxquels on ajoute 2 à 5% de frais supplémentaires sur le montant prélevé. Pour HSBC, les retraits sont gratuits dès lors que l’on retire de l’argent dans un distributeur du même nom ; intéressant mais aussi contraignant. Nous avons décidé de mener nos investigations et de voir ce qui pouvait être le plus intéressant, même si l’idée de changer de banque, avec toutes les tracasseries qui en découlent, ne nous enchantait pas vraiment. Après un premier rendez-vous avec notre banque et notre « conseillère », nous avons vite déchanté. Présenter un projet de tour du monde, çà rend les gens frileux !!! Pas question d’obtenir quoi que ce soit en termes de gratuité des cartes de crédit, de réduction des frais de retrait et pour couronner le tout, nous voulions renégocier un prêt et çà, c’était possible à condition de transférer toutes nos assurances (maison, voitures) à la banque !!! C’était du grand n’importe quoi !!! Et nous avons passé notre chemin. Nous avons ensuite pris rendez-vous avec la BNP où nous avons également un compte et depuis, on attend toujours des nouvelles de la gentille demoiselle qui nous a reçus. Troisième approche et cette fois-ci motus et bouche cousue sur notre projet à la HSBC. Tout était parfait : la gratuité des cartes, l’absence de frais, etc. . .  mais vraiment, cette histoire de changer de banque nous ennuyait alors . . . on est retourné au Crédit Agricole.

Les relations que vous entretenez avec votre banque ne sont pas une question d’enseigne mais bien de personne. Et là, nous avons rencontré Maxime et Aurélie et nous avons été ENTENDUS. Nous tenons vraiment à les en remercier. Ainsi, nous changeons de conseillers, enfin des gens dignes de ce nom et à qui parler. Nous aurons une Master Card et une Visa Premier gratuites et durant 18 mois, nos retraits ne seront pas facturés.

Le côté administratif c’est aussi penser à ceux qui ne vous oublieront pas, même à 15000 kms, comme le gentil percepteur, les fournisseurs de service et bien d’autres qui pourraient réclamer des sous en votre absence. Pour ne pas avoir de problèmes au retour ou laisser votre famille dans la mouise, il faut penser à faire suivre le courrier et donner des procurations à des personnes de confiance. Il y a également l’information à faire passer (avec toujours la même incrédulité de la part de vos interlocuteur), tous les abonnements à arrêter, les compteurs à relever (eau, gaz, électricité). . . en bref, une tonne de courrier à envoyer, mille coups de fil à passer, un tas de trucs dont on se passerait bien.

La santé :

Alors, là, on a décidé de ne pas rigoler avec çà et on a fait une révision complète : tuyauterie, carrosserie, échappement. . la totale et nous sommes allés voir M. Pasteur à 2 pas de chez nous. Partir en bonne santé, c’est la moindre des choses alors, il vaut mieux s’en assurer. Pour l’assurance déjà, pas de problème : nous sommes assurés à la MACIF et dans le cadre de nos contrats, nous bénéficions d’une couverture santé d’un an avec IMA (Inter Mutuelle Assistance). Il faudra quand même s’inquiéter de ce que l’on fera à J+366 jours de notre départ.

Pour notre contrôle technique, nous avons fait un bilan de santé complet à l’Institut Pasteur de Lille. Le bilan de santé n’a rien de très marrant ; une demi-journée à passer de box en box (dentiste, diététicienne, médecin), à attendre, à se faire inspecter sous toutes les coutures – verdict : on n’est pas encore bon pour la casse (ouf) et je ne suis pas sourde même si David en doutait (mais il y a des fois où je n’ai pas toujours envie de lui répondre !!!) mais, on est trop gros, on fume trop, on fait trop la fiesta, on ne fait pas assez de sport. . . pour notre santé mentale, on ne sait pas, il n’y avait pas de psy. En conclusion, nous allons plutôt pas mal sauf que depuis lors, je me suis choppée un canal carpien bilatéral, mais comme il reste modéré et qu’il est trop tôt pour opérer, le neurologue m’a prescrit une attelle à mettre la nuit.

Passer ses nuits avec Dark Vador çà promet d’être torride et j’espère que David appréciera !!!

La santé c’est aussi se prémunir contre des maladies que déjà quand tu dis le nom t’es malade, par exemple : la typhoïde, la méningite, la fièvre jaune enfin là c’est normal, si tu vas en Asie. Ici on a bien des angines blanches, chacun sa spécialité !!

Avant de se faire vacciner contre tout çà, il y a la consultation « pré-voyage ». Tu dis où tu vas, on te dit ce que tu risques d’attraper et .  . . çà fait un paquet de cochonneries. Et puis, on te présente l’ennemi public numéro 1, le vampire :

Non pas lui  Mais, lui 

bien plus terrible et beaucoup plus moche.

On t’explique aussi qu’il ne faut pas boire d’eau n’importe où. Déjà qu’à la maison, je trouve l’eau du robinet dégueulasse alors de là à boire de l’eau croupie au fond d’une mare, çà ne risque pas !!!

Et puis arrive le temps des piqûres :

Grâce au Docteur Inglebert, l’épreuve n’a pas été trop douloureuse. Ce n’est pas comme avec la foldingue, au bilan de santé, qui m’a laissée avec une aiguille plantée dans le bras, en me disant qu’elle préférait appeler sa collègue parce qu’elle n’arrivait pas à trouver de veine et ce, après m’avoir charcutée pendant 5 minutes (5 minutes c’est parfois très, très long). Après 3 séances de vaccination et 563€ d’envolés (pour 2, mais quand même !!!), nous étions enfin parés à affronter les virus de tout poil. Il ne manquerait plus qu’on se choppe un rhume !!! Pour le paludisme, comme il aurait fallu un traitement de plus de 7 mois (une ruine), le Doc nous a prescrit du « Granudoxy Gé 100mg » un antibiotique utilisé dans la prévention contre le paludisme et. . . remboursé. Pour la pharmacie de voyage, nous nous sommes basés sur la liste fournie par M. Pasteur.

 Le contact avec la tribu :

Partir OUI mais rester sans nouvelles de sa tribu NON. Question NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), comme on dit, nous sommes carrément novices aussi, nous avons scrupuleusement suivi les conseils donnés par Chris & Thomas dans leur blog « le tour du monde en 365 galères » = blog WordPress et hébergement 1and1. Bon, quand tu as fait çà, tu n’es pas plus avancé !!! Comment faire un bandeau, insérer des images, des vidéos, écrire des articles ??? Alors tu passes des heures et des jours à essayer de comprendre, à lire des tutoriaux et là, on te parle de « plugins », de « widgets » et là, tu dis STOP !!! Inutile de s’entêter quand on n’y compris rien. Alors, nous avons fait appel à l’équipe de spécialistes Tom et Elodie. En 2 coups de cuiller à pot, ils nous ont réglé tout çà, même si nous n’avons toujours rien compris. Enfin, aujourd’hui ce blog existe et c’est grâce à eux. Merci Tom – Merci Elodie. Au moins, nous pourrons communiquer avec la tribu. Par la même occasion, ils nous ont créé une adresse « gmail », encore un truc que nous n’aurions pas été en capacité de faire.

Nous partirons bien évidemment avec un téléphone mais qui ne nous servira qu’en cas de réelle nécessité. Nous avons opté pour un quadri bande débloqué (semi-étanche et anti-chocs) et une carte SIM prépayée Bouygues Telecom, le numéro attribué étant valable 8 mois avant le prochain rechargement.

Je pense que tout est dit, en espérant n’avoir pas été trop soporifique dans mes explications.

Partir demande pas mal d’organisation mais aussi des gens de bonne volonté, prêts à vous aider, aussi, nous en profitons pour remercier :

Armelle et Jeannot (les parents de David) qui assureront l’administration de « nos biens » (surtout Armelle),

Thierry et Véro qui nous ont laissé une pièce dans leur vaste demeure pour y entreposer nos meubles et qui nous prêteront une véhicule pour le déménagement,

Séverine et David qui occuperont notre maison et ont bien voulu prendre en pension Bidule, notre chat, durant notre absence.

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