Les Escapades Autour du Monde de David et Michou

Le pourquoi en 2011

Quand une idée vous trotte dans la tête, il faut bien qu’elle en sorte un jour au risque de devenir schizophrène. Partir et voir ce qui se passe plus loin que le bout de son jardin, cette idée-là, elle nous tarabustait depuis pas mal de temps . . . pourtant notre jardin, il est top. Mais, il y avait toujours mille et une choses qui nous empêchaient de sauter le pas : la famille, le boulot, les copains, les crédits . . . et la « raison ».

Et puis, un jour on se dit qu’il faut parfois être déraisonnable et « vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie » (Mark Twain) avant qu’il ne soit trop tard, qu’on n’ait plus envie, qu’on soit trop vieux ou trop décrépi, que la terre n’implose (il parait que c’est pour 2012) alors . . . vous voyez l’urgence !!!! Pour la famille, elle n’est pas totalement décimée mais, il faut bien que chacun vive sa vie et assume ses choix. Et puis, il y a internet et plein de joujoux qui permettent de rester en contact avec la tribu, en plus on espère bien qu’ils viendront nous voir. Evidemment, il y a le boulot mais, nos expériences diverses et variées, nous font dire que « Y a pas que le boulot dans la vie » et s’il faut attendre la retraite pour bouger, « laisse quère » (laisser tomber en Ch’ti). Si, si, le boulot c’est bien surtout si, comme nous, vous aidez des personnes en difficultés mais bon, les cimetières sont peuplés de gens irremplaçables et en notre absence, on pense que le monde continuera de tourner. Comme toujours, il y a ceux qui pensent qu’on est carrément givré et d’autres qui trouvent çà génial. C’est peut-être un peu des 2. . .

Pourquoi partir franchement ??? Avant tout pour rencontrer des gens, vivre de nouvelles expériences et partager. On ne connait pas les gens de notre rue et on veut aller au bout du monde pour faire des rencontres. J’avoue . . . pas très logique.

Alors, pourquoi on part ???

Le déclic :
Au départ, nous avions imaginé parcourir le vaste monde sur un catamaran sauf que nous n’avions pas de catamaran et pas spécialement le pied marin ; à Bauvin, y a pas la mer !!! On avait pourtant écumé les salons nautiques, acheté des bouquins, suivi un stage d’initiation ; la rade de Toulon en plein mois de novembre n’a rien d’exotique, je vous le confirme. Et puis, on a réfléchi . . . si, si, des fois çà nous arrive. Toute réflexion faite, ce projet demandait trop de temps, trop d’investissement (surtout financier) et puis, notre projet c’était quoi en fin de compte : partir faire le tour du monde ou naviguer sur un catamaran ? Nous voulions découvrir d’autres lieux, nous imprégner d’autres cultures, rencontrer des gens. Rencontrer des gens au beau milieu de l’océan, c’est pas commun, sauf à mettre en route sa balise Argos en guise d’invitation !!! et se faire beaucoup d’ennemis par la même occasion, là n’était pas le but de la manœuvre. Et puis, il faut bien l’avouer, moi, dès que je n’ai plus pied, j’ai la trouille. Donc, cette histoire de catamaran est tombée à l’eau. . .

Après le naufrage de cette idée de tour du monde en bateau (je sais, on dit « Après avoir enterré cette idée » mais là, c’est d’un bateau qu’il s’agit !!!), il a fallu réfléchir à autre chose. Et, le déclic s’est produit . . . avec la rencontre de Flo et Oli, l’été dernier, en août 2010, près de Maumere, sur une plage de Flores (Indonésie). Partis depuis plus d’un an de leur Suisse natale, ils nous ont raconté leur périple en sac-à-dos et nous ont donné envie de les imiter.

De retour à Bauvin, nous avons mûri l’idée et en décembre, c’était plié, nous étions décidés à partir. Whaouh, entre l’idée immatérielle de partir et la décision arrêtée, il y a un monde : un monde d’incertitudes : Est-ce que c’est réalisable ? Est-ce qu’on va s’en sortir financièrement ? Est-ce qu’on va se supporter 24/24 pendant pfffffffff. . . longtemps ? Et nos proches ? Et le chat ? Des milliers de questions qui se bousculent dans nos têtes et quand, en plus, il y a des gens qui font monter la pression d’un cran, on frise l’hystérie. Ainsi, par exemple, ma copine Brigitte qui me dit un jour : « Comment tu vas faire pour aller chez le coiffeur, ta coupe, tes mèches ? ». Alors là, c’est clair, je n’y avais même pas pensé et pas de réponse à apporter !!! Il est vrai que sur les blogs, dans les forums, il y a souvent le best of « meilleurs restaurants », « meilleurs hébergements », alors, pourquoi pas « meilleurs coupe-tifs ». . À méditer. Blague à part, même si la question du coiffeur est « on ne peut plus sérieuse » et non résolue, quand la décision est prise, il faut s’ORGANISER. Savoir quand on part, où on part et pour combien de temps. . Vaste sujet.

Où ? – Quand ? – Combien de temps ?

Un tour du monde c’est partir d’un point A pour y revenir, jusque là pas de difficulté majeure sauf que dire qu’on commence son tour du monde à Bauvin, çà fait un peu rigoler. Mais bon, on est déjà parti en Inde, à Cuba de la gare de Bauvin-Provin alors, pourquoi pas ? Ensuite, partir à gauche, direction Lens ou, à droite, direction Lille ? Réel dilemme !! Si on s’en était  tenu aux résultats du foot, sur qu’on aurait choisi Lille. Finalement ce sera un départ de Bruxelles. Pour le choix du parcours, nous avons décidé d’essayer d’échapper à la pluie, aux moussons, au temps « de brun » qui nous rappellerait un peu trop le Nord. On verra si le pari est réussi. Le rêve serait de ne voyager que sous le soleil même si « une bonne drache », de temps en temps, çà fait du bien. Pour le sens du tour, ce sera d’Est en Ouest avec une première étape à Saint Petersburg et un retour au départ du Costa-Rica. Le choix des destinations, c’est avant tout une histoire d’envie, de moyens, mais aussi de logique et de transports. Nous avons décidé de zapper l’Afrique et l’Amérique du Nord. Notre expérience de l’Afrique reste limitée au Kenya et surtout à la Côte d’Ivoire qui nous a laissée des souvenirs impérissables. La Côte d’Ivoire : où David s’est retrouvé devant un tribunal en plein air présidé par « le Colonel » (on n’a jamais su qui il était) pour avoir filmé une scène de rue. Bon, ce n’était pas une scène de rue ordinaire : des types à moitié à poil, avec des pagnes, des plumes, des masques, des lances ??? Après coup, on a su que c’était un enterrement animisme et qu’il était interdit de filmer !!! Heureusement qu’au carnaval de Dunkerque, quand les gens travestis font les marioles, en plein milieu de la rue, et qu’on leur tire le portrait, çà ne se passe pas comme çà !!! Bref, plutôt que se faire couper 2 doigts, c’est la sentence qui était prévue . . . on a préféré payer l’amende pour « rétablir l’équilibre ». Deux poulets égorgés plus tard, tout était rentré dans l’ordre. C’est vrai que 2 doigts en moins, çà aurait été chiant. On aime rigoler mais, quand même !!! Il paraît que l’Afrique se mérite mais, je pense qu’on n’est pas suffisamment méritant et qu’on n’a pas un sens de l’humour suffisamment développé. Bon, voilà une des raisons pour lesquelles l’Afrique çà sera pour une autre fois. Quant à l’Amérique du Nord, ce n’est pas notre priorité et il y a plein d’autres endroits que nous souhaitons voir avant. Pour ce qui de nos envies : la Mongolie, le Tibet, le Népal, certains pays d’Asie, d’Océanie, d’Amérique du Sud et Centrale ont guidés nos choix et le sens de notre voyage. Ah oui, dans les pays zappés, j’ai failli oublié. On a choisi une syllabe au hasard, la syllabe « an » et décidé de ne pas visiter les pays se terminant par « an », genre Pakistan, Afghanistan, va savoir pourquoi ? D’autant que dans ces pays-là, le nom d’une partie de la population se termine aussi par « an ». Après que l’idée de faire ce tour du monde soit définitivement arrêtée, nous avions envisagé de partir en septembre 2011 voire décembre. Et puis, après réflexion, le début de l’été pour visiter la Russie c’est quand mieux alors, on avait opté pour juin. Finalement, on partira le 21 juillet 2011 car le 15 juillet, belle-maman (la maman de David) fête ses 60 ans et sa retraite en même temps. Elle est née le 6 février et ne travaille plus depuis un bon bout de temps. Cherchez l’erreur ??

Notre départ de Bruxelles, nous amènera à Saint Petersburg, via Riga avec Air Baltic, pour 100€ par personne, et ensuite ce sera le train jusqu’en Inde (pas direct bien sûr). Nous essayerons de privilégier le train, le bus. Le vol suivant devrait nous conduire d’Inde au Myanmar . . . enfin, on verra bien.

Pour ce qui est de la question du temps, ce qui est sûr c’est qu’un an ne sera pas suffisant et que l’on rentrera plutôt 18 mois après notre départ, si on rentre. . .

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